Facebook fait plus de mal aux médias que les “Fakes News”

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Dans un article récent publié sur médium, Filip Struhárik, Social Manager au Dennik N (un journal Slovaque), explique comment le nouvel onglet “Explore” de Facebook a littéralement torpillé le reach organique provenant de Facebook.


Dennik N (N pour Nezavislost, indépendant), site Slovaque d’information indépendant, a été fondé par une vingtaine de journalistes Slovaque. L’objectif, proposer une alternative au Dennik S.M.E, journal Slovaque populaire détenu par un fond financier mouillé dans un scandale de corruption avec le gourvernement du pays.

Filip explique en détail et chiffres à l’appui comment le test de l’onglet “Explore” – qui vise à extraire les publications de pages du newsfeed des utilisateurs – a fait dégringoler le reach organique de la page de Dennik N. Le reach correspond à la portée d’un post et mesure le nombre d’utilisateurs qu’une publication peut atteindre.  Plus le reach est élevé, plus le nombre d’utilisateurs ayant vu le post s’afficher dans leur newsfeed est important. Il existe sur Facebook, deux type de “reach”. Un reach organique qui correspond à la mécanique de publication classique de Facebook, et un reach payant, qui intervient lorsque la publication paie pour “booster” un post spécifique.

C’est donc le reach organique qui est remis en cause avec la mise en place de nouvel onglet appelé “Explore”, que Facebook a déployé en phase test dans 6 pays du monde.

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Gerald Holubowicz
http://geraldholubowi.cz
Ancien photojournaliste et web-documentariste primé, je travaille désormais comme chef de produit spécialisé en innovation éditoriale. J’ai notamment collaboré avec le journal Libération, les éditions Condé Nast, le pure player Spicee et le Groupe les Échos/le Parisien. À travers mon site journalism. design, j’écris sur le futur des médias et étudie l’impact des réalités synthétiques — notamment les deepfakes — sur la fabrique de l’information. Après 10 ans d’interventions régulières auprès des principales écoles de journalisme reconnues, j’interviens désormais à l’École de Journalisme et au Centre des Médias de Sciences Po à Paris.