La princesse Leia, Disney et les deepfakes - Journalism.design

La princesse Leia, Disney et les deepfakes

Temps de lecture: 1 min

Dans la course à l’illusion, une dernière barrière vient d’être franchie. Un utilisateur Reddit appelé « Derpfakes », créateur d’hypertrucages, s’est attaqué à la licence Star Wars. Découvrez le résultat.

Depuis longtemps Hollywood se heurte à une difficulté majeure: reproduire les traits du visage des acteurs à l’aide de CGI (Computer-generated imagery ou images de synthèse). Rappelez-vous la catastrophe intersidérale du Roi Scorpion (on en parle ici) où on devinait à peine les expressions de Dwayne Johnson alias “The Rock”.

Les studios Disney eux-même, pourtant en pointe dans le domaine des effets spéciaux, se ont cassés les dents en tentant de reproduire le visage de Carry Fisher dans le dernier opus de Star wars “Rogue One”. Pourtant, dans ce domaine, ce ne sont pas les millions de dollars qui comptent. Les réseaux neuronaux artificiels viennent au secours des esprits les plus créatifs et c’est tant mieux pour l’industrie du cinéma. Derpfakes, un utilisateur de Reddit, spécialiste des hypertrucages, a tenté – avec un succès incroyable – de reproduire le visage de la jeune princesse Leia jouée par Carrie Fisher qu’on aperçoit dans « Rogue One ». Utilisant le logiciel « Fakeapp » habituellement plus usité pour fabriquer de fausses vidéos porno avec de vrai visages de célébrités, « Derpfakes » a utilisé 200 images de la princesse Organa pour réaliser le montage en une vingtaine de minutes. L’hypertrucage a été amélioré à plusieurs reprises au fil des améliorations du logiciel jusqu’à obtenir un résultat des plus convaincant qui surpasse sans conteste le travail de.

Voyez plutôt vous-même:

Pour info, le film Rogue One a couté près de 200 millions de dollars dont une bonne partie fut engloutie dans la reproduction du visage de la princesse Leia et du Commander Grand Moff Tarkin. « Deepfakes » change indéniablement les choses dans le petit monde de la manipulation et ses effets sont encore à découvrir. Reste que le résultat est bluffant et laisse rêveur.

Author avatar
Gerald Holubowicz
http://geraldholubowi.cz
Ancien photojournaliste et web-documentariste primé, je travaille désormais comme chef de produit spécialisé en innovation éditoriale. J’ai notamment collaboré avec le journal Libération, les éditions Condé Nast, le pure player Spicee et le Groupe les Échos/le Parisien. À travers mon site journalism. design, j’écris sur le futur des médias et étudie l’impact des réalités synthétiques — notamment les deepfakes — sur la fabrique de l’information. Après 10 ans d’interventions régulières auprès des principales écoles de journalisme reconnues, j’interviens désormais à l’École de Journalisme et au Centre des Médias de Sciences Po à Paris.