Jim Meskimen, imitateur américain, s’empare des deepfakes3 min de lecture

Quand Jim Meskimen et Sham00k s’allient pour fabriquer un deepfake, le résultat débouche sur 2 minutes d’imitations uniques.

Les médias synthétiques (deepfakes) ne cessent d’être investis par les artistes et de produire d’incroyables vidéos. Grâce aux G.A.N (les fameux algorithmes à la base des deepfakes), il est possible d’implanter numériquement les visages de personnes tierces sur un visage cible (faceswaping) et de réaliser les trucages les plus fins.

Ici, c’est donc l’acteur Jim Meskimen qui imite une vingtaine d’artistes et personnalités américaines de renom (John Malkovich, Colin Firth, Robert Deniro, Tommy Lee Jones, Nick Offerman, George Clooney, Christopher Walken, Anthony Hopkins, Dr. Phil, Nicholas Cage, Arnold Schwarzenegger, Morgan Freeman, Bryan Cranston, Christoph Waltz, Joe Pesci, Jack Nicholson, George W. Bush, Ian McKellen, Ron Howard, and Robin Williams.)

Cette vidéo, fruit d’une collaboration entre Meskimen et Sham00k, a pris près de 250 h heures de travail, 1200 heures de vidéos, 300 000 images et près de 1 térabit de données. Ci-dessous, vous retrouverez la vidéo que Sham00k a postée sur sa chaine YouTube (qui compte également une impressionnante vidéo de Barack Obama en Black Panther dont la voix a été recréée par Stable Voice une compagnie spécialisée dans la création de voix synthétiques).

Le résultat, bien qu’impressionnant, ne doit pas faire oublier la relative rareté du phénomène et son incroyable complexité. Même si l’avantage du face-swapping tient dans le fait que c’est désormais l’ordinateur qui se charge du travail, le volume d’heure de calculs nécessaire reste considérable. Il s’agit également de disposer d’une base de données solide. Quelques-unes d’entre elles existent et il est relativement aisé de les trouver, mais elles engagent les utilisateurs à un usage éthique. Google a annoncé fin septembre 2019, avoir mis en ligne une base de données appelée Faceforensics++, à destination des chercheurs pour les encourager à développer des méthodes de détection. Facebook et Microsoft ont fait de même en lançant un challenge de détection (le deepfakes detection challenge) pour lequel ils ont fourni un jeu de données. Une autre base disponible depuis un Google Drive ouverte par un certain « DeepFakescovery channel » propose des jeux d’images d’Elon Musk, Nicolas Cage ou Putin.

Jim Meskimem imitant Robert de Niro avec un deepfake

Nul doute que l’engagement nécessaire pour réaliser de très bonnes vidéos synthétiques n’est pas à la portée du premier venu, même si la barrière à l’entrée est considérablement abaissée.
Si vous ne l’avez pas déjà fait n’hésitez pas à lire le compte rendu du récent rapport Deeptrace où l’intuition initiale des observateurs de deepfakes utilisés à des fins criminelles ou pornographiques se confirme à travers une étude exhaustive des près de 14 000 deepfakes décelés sur le web.

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