« COMPRENDRE LES INNOVATIONS ÉDITORIALES À VENIR. »

IA génératives, deepfakes, AI journalism mais aussi, journalisme de solution,
low tech,  design prospectif

LA RAISON D'ÊTRE
DE JOURNALISM.DESIGN

Journalism.design est un espace de réflexion critique sur la fabrique de l’information et l'innovation pour permettre le développement de médias désirables.

Un premier axe de travail concerne l'infrastructure qui soutient le journalisme, le produit éditorial, les formats et les métiers de conception de l'information.

Le second axe de travail s'articule autour du phénomène des médias synthétiques, deepfakes et IA génératives et de leur impact sur l'information et les industries créatives.

PLUS DE DÉTAILS

Journalism. design a été créé en septembre 2015 pour porter un regard personnel sur les nombreuses transformations (numériques, culturelles, techniques et méthodologiques) que vivent les médias traditionnels et en ligne. Cet objectif évolue pour s’adapter à deux axes de recherche personnelle et vise désormais à développer un ensemble de ressources de vulgarisation et/ou pédagogiques destinées à un public intéressé par les questions de l’information, au-delà de la pratique même du journalisme.

Les deux axes de travail s’articulent autour de questions portant sur la façon dont le public interagit avec l’information et la façon dont l’innovation technologique va influencer les formats de désinformation à venir :

    • Quel rôle les produits éditoriaux peuvent-ils avoir dans le renouvellement d’une offre d’information innovante capable de faire face aux défis qui nous attendent : changement climatique, bouleversement économique, inégalités sociales et désinformation ?
    • Quel impact le développement des médias synthétiques peut avoir sur l’information, le divertissement, la vie politique et économique et dans quelle mesure sommes préparés à en gérer les effets ?
LE BRUIT DE FOND

Le journalisme traverse une période où les opportunités sont multiples. Le numérique a ouvert des perspectives nouvelles aux producteurs d’information et met à disposition un nombre considérable d’outils pour atteindre de nouveaux publics à travers une variété de formats et de dispositifs plus ou moins innovants.

Pourtant, les défis à relever restent nombreux et questionnent le mode d’action des journalistes. Ces dernières années, les rédactions ont mal appréhendé le changement auquel elles devaient faire face. Difficile adaptation aux nouveaux usages du public, freins internes à reconnaitre certaines innovations comme des facteurs positifs de changements ou au contraire, empressement à adopter des solutions imparfaites aux contreparties trop fortes, les rédactions peinent encore à trouver un cap. Le changement climatique et les exigences contemporaines de transparence, d’égalité et de justice sociale viennent ajouter à de nouvelles contraintes avec lesquelles les médias vont devoir composer. En réaction à l’incapacité des médias à s’adapter pleinement à ce contexte particulier, le public se détourne des médias voire de l’information pour privilégier des contenus alternatifs.

Les journalistes doivent faire évoluer leurs pratiques et prendre conscience de leur nouveau rôle dans la chaine d’information. Ils doivent embrasser les techniques émergentes sans rien renier de leur passé. L’enjeu consiste à combiner l’héritage de certains principes à la modernité des nouvelles pratiques : un journalisme conscient de son rôle face aux enjeux environnementaux, politiques, économiques et sociaux qui s’annoncent. Un journalisme de solution, puissant de nouvelles informations dans les jeux de données disponibles, conscient de la place et du rôle structurant que la technologie peut avoir sur l’information, ouvert sur la diversité sociale, culturelle et de genre. Un journalisme plus ancré dans les territoires pour un développement durable de liens sociaux structurants. Un journalisme d’interposition, qui fait barrage à la manipulation des faits qu’ils proviennent de groupes obscurs comme des personnalités publiques. Enfin un journalisme critique des solutions technologiques qui envahissent nos environnements, pour favoriser la compréhension des enjeux sociétaux et aider les individus à s’émanciper de dispositifs techniques accaparants.

Pour se faire, un nouvel écosystème des rédactions reste à réinventer et c’est en y apportant différentes compétences extérieures, en organisant le dialogue avec ces nouveaux éléments et en animant différents travaux transdisciplinaires que le média de demain verra probablement le jour.

Gérald Holubowicz

Je viens du monde de l’image et de l’information. Photojournaliste pendant près de 12 ans, j’ai ensuite monté et co-dirigé un studio de production de webdocumentaire appelé Chewbahat avec lequel j’ai fait mes armes dans la narration transmedia et interactive, le financement participatif, la production de contenus audiovisuels et bien d’autres aspects de la création numérique.

J’ai également présidé et co-animé l’association Storycode Paris, premier chapitre international de Storycode U.S où, avec une vingtaine de bénévoles nous avons organisé plus d’une centaine de conférences et une vingtaine d’ateliers de découverte et de perfectionnement aux techniques narratives propres au numérique (serious gaming, documentaire interactif, etc.).

Ces dernières années, j’ai collaboré en tant que chef de produit spécialisé dans l’innovation éditoriale avec le journal Libération, Condé Nast et le Groupe les Échos/le Parisien.

Aujourd’hui je suis consultant média. J’interviens opérationnellement comme chef de produit où j’aide des médias et des entrepreneurs à imaginer et concrétiser des produits éditoriaux capable de diversifier leur offre et d’atteindre de nouveaux publics. J’enseigne également à l’École de journalisme de Sciences Po et d’autres établissements les innovations éditoriales, les techniques de gestion de projet et de création de produit numériques, ainsi que des cours sur les deepfakes, les IA génératives et les médias synthétiques.

Dernière mise à jour: Mai 2023