Médias de synthèse et Deepfakes, bibliographie3 min de lecture

Voilà plus d’un an, je me suis lancé dans le cadre de la formation Executive Master spécialisé Management des Médias et du Numérique à Sciences Po dans l’étude des médias de synthèse qu’on connait désormais sous le nom de Deepfakes.

À cette occasion j’ai créé une page sur Notion (un super outil qui m’accompagne chaque jour) pour collecter les articles, papiers et autres documents que je juge intéressants pour ma documentation. Si vous êtes autant fasciné par ces nouveaux types de médias que je le suis, n’hésitez pas à suivre cette page qui est régulièrement mise à jour avec les dernières publications marquantes.

Tendance notable, le rythme des publications s’accélère. Si au départ la presse américaine s’intéressait au volet technique de ces vidéos, elle semble désormais se pencher davantage sur les questions de sécurité en explorant plus souvent qu’au début la notion de remise en cause du réel. Bien évidemment, l’actualité n’y est pas pour rien. La publication d’un deepfake de Mark Zuckerberg sur Instagram par Bill_poster_uk a fait sensation ces derniers jours. Mais c’est probablement la vidéo d’Haziq Abdullah Abdul Aziz (le principal secrétaire particulier du sous-ministre des industries primaires Datuk Seri Shamsul Iskandar Md Akin en Malaisie) qui pose le plus question.

Haziq Abdullah Abdul Aziz dans sa vidéo confession publiée sur Facebook

Cet homme apparait dans une vidéo de 39 secondes publiée le 11 juin sur Facebook où il déclare avoir eu des rapports intimes avec un Ministre de l’administration malaisienne. Dès le lendemain, le Malaymail publie un papier posant la question de la véracité de la vidéo en question, soulevant l’hypothèse de l’usage d’un deepfake en lieu et place de la confession. C’est la première fois à ma connaissance qu’un fait divers implique l’utilisation présumée d’un deepfake, sans qu’il soit évident qu’il y ait eu manipulation. En soulevant l’hypothèse, le Malaydaily instille le doute à propos du document diffusé sur Facebook et lance — probablement sans le vouloir — le coup d’envoi d’une quête d’authenticité des documents jusque là redoutée.

L’hypothèse de mon mémoire est bien celle-ci, si les deepfakes ont un réel effet demain, il sera plus profond que n’importe quelle fake news jusque là diffusée, puisque c’est la nature de ce qu’on voit qui est interrogée, c’est la croyance qu’on porte dans nos sens qui est challengée et c’est notre compréhension du monde par le biais de nos sens qui est bouleversée.

Pour télécharger le mémoire sur les médias de synthèse et les deepfakes, c’est ici :

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